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Rencontre avec Laurence, la fille pas mal intéressante derrière le café Les Impertinentes (suite)
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Rencontre avec Laurence, la fille pas mal intéressante derrière le café Les Impertinentes

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Vous avez probablement entendu parler de l’école de danse Ballet Hop! et du café Les Impertinentes au cours des derniers mois. En effet, l’heureuse combinaison entre les cours décontractés de ballet et les savoureux jus fraisa rapidement gagné le cœur des Montréalaises (et des Montréalais).

Si vous êtes déjà arrêtée à l’école de danse ou au café, vous ne serez pas surprise de lire que la chaleur et les valeurs familiales des soeurs Doucette Rouleau sont au rendez-vous. Ainsi, dans leur local, il n’y a pas de place à la compétition et à la comparaison, seul le plaisir est autorisé.

J’ai discuté avec Laurence, propriétaire du café Les Impertinentes, afin d’en connaître davantage sur son parcours d’entrepreneure, sa vision de Les Impertinentes et ses inspirations professionnelles.

Découvrez l’histoire de cette jeune femme pas mal intéressante…

Laurence Doucette Rouleau

Propriétaire du café Les Impertinentes,
23 ans
.

 

Qu’est-ce qui t’as incité à démarrer Les Impertinentes ?

Il s’agit d’un concours de circonstances. En fait, ma soeur Camille, qui a l’école de danse Ballet Hop!, cherchait à acheter son propre local. Elle avait pensé à intégrer un espace café dans son école pour que les filles puissent se rencontrer avant et après les cours. Moi, je venais de terminer mon baccalauréat. J’étais en voyage en Europe et je ne savais pas ce que j’allais faire à mon retour. Lorsque Camille m’a parlé de son idée, j’ai tout de suite embarqué dans le projet. J’ai toujours travaillé dans des cafés ou en service à la clientèle, c’était donc quelque chose qui me rejoignait. En plus, ça faisait longtemps que nous voulions nous lancer en affaires ensemble, mais nous ne savions pas quand ni comment. Finalement, tout s’est placé naturellement. Ce beau projet n’était pas prévu pour moi, c’est une opportunité qui s’est présentée.

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Pourrais-tu nous expliquer le processus derrière le démarrage du café Les Impertinentes ?

La première étape a été de créer le menu de A à Z. J’ai consulté ma famille et mes amis pour avoir leurs opinions. J’ai également organisé des dégustations chez moi avec mes chums de filles pour tester les jus. Pour les tartines, j’ai choisi des recettes que je faisais déjà. Je savais donc qu’elles étaient savoureuses et simples à faire. Le menu c’est un work in progress, il évolue tout le temps.

Ensuite, il a fallu meubler le local. À cette étape, ma famille a mis la main à la pâte pour m’aider. Tout est handmade dans le café. Par exemple, c’est mon père et ma mère qui ont fait le comptoir, j’ai moi-même sablé et peinturé les tables, etc. L’aménagement a vraiment été une période rush, car nous avions seulement un mois avant l’ouverture.

L’étape la plus difficile a été de trouver le nom du café. Nous étions au chalet et nous cherchions LE bon nom. Je me rappelle avoir été découragée parce que nous ne trouvions rien qui m’allumait. Puis, une fois que nous nous sommes arrêtés sur un nom, tout s’est déroulé rapidement. Petite anecdote, le logo a été fait à partir de l’écriture de ma mère.

Finalement, il y a eu l’organisation du lancement et les rendez-vous à la banque pour le prêt. Il faut aussi préciser que ma soeur avait déjà trouvé le local. Je n’ai donc pas eu à chercher le bon emplacement.

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Qu’est-ce que ça signifie les Impertinentes pour toi ?

Une des définitions du mot impertinent que j’avais lue et qui m’avait marquée était : celui qui choque par sa liberté. Pour moi, les filles qui dansent chez Ballet Hop! sont des femmes libres. Elles viennent ici pour s’épivarder. Nous ne croyons pas à la compétition et aux spectacles de fin d’année. Ici, c’est l’esprit sportif le plus casual possible. Ma soeur compare souvent l’école de danse à une ligue de garage de ballet dans le sens où nous ne nous prenons pas au sérieux, nous nous amusons simplement. De mon côté, je n’ai pas fait l’ITHQ. Je cuisine des tartines avec amour sans grande complexité.

La définition rejoignait aussi notre mission féministe qui est très importante pour moi. Le café est un lieu de rencontre où les femmes peuvent échanger. D’ailleurs, nous organisons des événements féministes une fois de temps en temps.

Quels ont été les plus grands défis que tu as rencontrés jusqu’à maintenant ?

Trouver le nom a été vraiment difficile. En fait, je crois que ça a été mon plus grand défi. Dans un autre ordre d’idées, essayer de faire tout à partir du café n’est pas évident. Je n’ai pas de fournisseurs qui me livrent la nourriture alors, c’est moi qui dois faire toutes les courses. Je jongle donc entre le fait de devoir être ici et ailleurs en même temps. Je viens d’engager une deuxième employée pour m’aider à trouver un certain équilibre.

L’ouverture a également été un grand défi. Une semaine avant le jour J, il n’y avait même pas de murs. Rien n’était prêt. Finalement, tout s’est bien déroulé, mais j’étais stressée. Je pense que je n’ai pas dormi pendant une semaine!

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Est-ce qu’il y a eu des moments où tu as douté de ta décision de te lancer en affaires ?

Non. Je n’ai jamais regretté ma décision. Il y a eu des moments de panique et d’angoisse, mais je n’ai pas douté. Oui, parfois je me dis que ça serait tellement plus simple d’avoir un travail de 9 à 5 avec un chèque qui rentre toutes les deux semaines, mais ça ne serait pas pareil. J’ai toujours le goût d’être ici. Je pense que je suis faite pour être ma propre patronne. Je ne serais pas aussi heureuse à travailler dans un bureau.

Lisez la suite de l’entrevue avec Laurence ici. Eh oui, une histoire aussi géniale se décline en deux parties.

Images de couverture et du texte : les_impertinentes

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