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Rencontre avec Sophie: Concilier carrière, études et sport

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Je me suis entretenue avec une personne qui m’inspire beaucoup, Sophie. Oui, elle est une amie, mais elle est également une source de motivation pour moi. Je vous explique…

En plus, d’être intervenante en prévention du tabagisme et étudiante à la maîtrise en intervention en toxicomanie à temps plein, Sophie pratique un sport de compétition, le duathlon. D’ailleurs, l’année dernière, elle s’est classée 3e dans sa catégorie au Championnat du Québec. J’ai donc voulu vous la présenter parce qu’à mes yeux, elle est une véritable inspiration de dépassement de soi et de persévérance.

Découvrez comment elle arrive à organiser son horaire de fou et à rester motivée autant dans le sport que dans sa vie professionnelle.

Sophie Vallée

Intervenante en prévention du tabagisme, étudiante à la maîtrise en intervention en toxicomanie et athlète de duathlon,
27 ans
.

1. Peux-tu nous parler du sport que tu pratiques

J’ai pratiqué beaucoup de sports, mais actuellement je fais du duathlon. C’est un dérivé du triathlon sans la nage. Le duathlon c’est donc deux disciplines sur trois étapes : la course, le vélo et la course. Il y a différentes distances comme les sprints ou les distances olympiques. Personnellement, je fais des distances sprints. C’est donc 5 km pour la première course, 20 km de vélo et 2.5 km pour la dernière course. Pour les distances olympiques, on parle de 5 km de course, de 40 km de vélo et de 10 km de course à la fin.

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2. Qu’est-ce qui t’a fait commencer ce sport ?

Mon père. Mon père fait des triathlons, des duathlons, des marathons et des Ironmans depuis que je suis née. J’ai toujours baigné dans cette discipline. Par contre, j’ai commencé les courses il y a seulement deux ans.

Par le passé, j’ai fait beaucoup de Tennis, mais j’ai dû arrêter à cause de problèmes de genoux et de chevilles. Je me suis recyclée dans ce sport avec mon père. En fait, c’est lui qui m’a donné la piqure. Il faut dire que l’ambiance et l’adrénaline durant une course de marathon ou de duathlon sont vraiment hallucinantes. À mon avis, ça n’a rien à voir avec n’importe quel autre sport. Aussi, le fait de pouvoir pratiquer ce sport avec mon père est une chouette expérience. On s’inscrit aux mêmes courses et on finit toujours par se croiser sur le parcours. On peut donc s’encourager mutuellement et se retrouver à la fin pour fêter.

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3. Quels sont les événements sportifs auxquels tu as pris part cette année?

J’ai fait le duathlon de Sorel qui a une distance un peu plus longue (le vélo est de 33 km au lieu de 20 km) où j’ai terminé 3e. J’ai également participé au triathlon de Verdun et au 10 km de la Banque Scotia. Au triathlon de Verdun, je suis arrivée 2e dans ma catégorie et 4e overall. En septembre, il y aura la course Montréal Esprit Triathlon au Parc Jean-Drapeau. Il faut dire que je n’ai pas fait beaucoup de courses cet été parce que je suis partie en voyage en Europe.

L’année dernière, au Championnat du Québec, j’ai terminé 3e dans ma catégorie et j’aimerais bien renouveler cette expérience l’année prochaine. Voire peut-être même faire mieux! Puis, pendant l’hiver, je vais m’entrainer pour la prochaine saison qui commencera autour du mois de mai.

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4. À quoi ressemble ton entrainement pour une compétition?

Avant une compétition, je ne change rien. Je ne pousse ni plus ni moins parce qu’un entrainement, ça se fait à long terme. Ce n’est pas parce que tu cours plus vite une semaine avant la compétition que ça va changer quelque chose. Ce qui amène des résultats, c’est ton mode de vie et ton entrainement au courant de l’année. Est-ce que tu es prête à faire cette distance? Est-ce que tu es prête à pousser un peu plus?

Pour les jours qui précèdent une compétition, je fais des petites foulées et des petites sorties de vélo. Je ne pousse pas trop. Si l’événement est un dimanche, je ne cours pas le samedi ni le lundi.

Pour mon entrainement durant l’année, je cours tous les jours. Je prends au minimum 20 minutes de ma journée pour faire entre 4 et 5 kilomètres. Si je suis au boulot, je cours pendant ma pause dîner. Parfois, s’il fait beau, je retourne courir le soir. J’essaie d’insérer le vélo aussi. Je fais des sorties qui varient de 40 à 50 kilomètres de vélo. Il faut savoir que je m’entraine pour de courtes distances. Je veux aller vite, mais pas longtemps. Mon entrainement vise donc la rapidité.

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5. Comment as-tu établi ton plan d’entrainement?

J’ai vu mon père excessif dans le sport toute ma vie. Je pense que ça fait partie de moi d’intégrer le sport au quotidien. Ça fait maintenant deux ans que je cours tous les jours. Personnellement, je vois une amélioration impressionnante. Je vois les résultats sur mon corps et dans mes performances. En plus, ça prend beaucoup moins de temps que d’aller au gym.

6. Combiner un tel entrainement avec les études et le travail ne doit pas être facile. Comment arrives-tu à tout faire?

J’essaie de ne pas y penser! Il n’y a pas de miracle, ça prend de la discipline et de la volonté. Avant que ça devienne une routine, ça prend du temps. Ce n’est pas du jour au lendemain que tu commences un tel entrainement en plus de travailler à temps plein et de faire une maîtrise. Il faut commencer avec des petits objectifs. Je pense que c’est important aussi de savoir les raisons pour lesquelles tu veux faire un sport de compétition. Est-ce que c’est pour toi? Est-ce que c’est parce que tu veux gagner des courses?

Pour ma part, je suis très compétitive. J’aime essayer de me dépasser. Je fais également ce sport pour moi-même. Effectivement, ce sport apporte beaucoup à ma santé mentale et physique. Chaque fois que je termine un vingt minutes de course, la dopamine que je ressens m’amène à me stabiliser émotionnellement et m’apporte l’énergie nécessaire pour terminer ma journée.

Je travaille dans un bureau et je suis assise toute la journée. J’ai donc besoin de prendre du temps pour courir et bouger. Cependant, je n’ai pas toujours eu ce besoin. En effet, plus je fais de sport et plus j’en ai de besoin. Maintenant, si je n’ai pas ce moment pour moi, je ne me sens pas bien. Ça fait partie de ma routine quotidienne.

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Je dirais aussi qu’il faut prendre le temps de le faire. Ce n’est pas long 20 minutes dans une journée pour tout le bien que ça l’apporte. C’est sûr que je fais de courtes distances. Ce n’est donc pas le même entrainement qu’une personne qui fait des Ironmans. C’est vraiment ce qui fonctionne le mieux à mon mode de vie actuel. Peu importe ce que j’ai à faire dans la journée, j’ai 20 minutes sur 24 heures qui sont consacrées à la course et personne ne peut m’enlever ce moment.

7. Qu’est-ce qui te garde motivée à respecter ton entrainement?

J’aime me prouver que je suis capable d’être disciplinée parce que je ne l’ai jamais été. J’ai trouvé quelque chose qui me convient. Avec le travail et la routine, on peut facilement se mettre dans une bulle et devenir sédentaire. Je n’ai pas envie de devenir comme ça. Je veux être active et en santé.

Aussi, ce qui me garde motivée, c’est le bien-être que le sport m’apporte. C’est une vision à long terme. Je veux être en forme et en santé plus tard, et ça, ça commence maintenant avec l’exercice physique.

8. Qu’est-ce que le sport apporte à ta vie professionnelle?

De l’énergie. Mon travail nécessite beaucoup de concentration. Lorsqu’une personne appelle à la ligne d’intervention, elle doit avoir toute mon attention. Je pense que si je ne faisais pas de sport, je n’aurais pas cette énergie à offrir à la personne au bout du fil. Il faut se rappeler que le sport ce n’est pas seulement bon pour le cardio, mais aussi pour la santé mentale, les émotions et l’énergie.

Le sport m’apporte également de la discipline. Je suis donc plus disciplinée au travail. De cette façon, je suis capable d’accomplir ce qui doit être fait dans les temps.

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9. Quelles sont tes aspirations professionnelles?

J’ai toujours rêvé d’être psychologue. Cependant, je n’ai pas eu un parcours scolaire évident. J’ai eu de la difficulté au CÉGEP. Pour moi, le CÉGEP n’avait pas d’intérêt et personne ne m’avait expliqué l’importance de la côte R. Quand j’ai voulu entrer en psychologie à l’université, j’ai compris que ce serait impossible avec ma côte. J’ai donc décidé de faire une mineure arts et sciences. Par chance, je n’ai fait qu’une session dans ce programme, puis j’ai été acceptée au baccalauréat en psychologie. Un vrai miracle!

J’ai fait un baccalauréat bidisciplinaire en psychologie et en sociologie ainsi qu’une mineure en criminologie. Je n’ai pas été acceptée au doctorat en psychologie parce que je n’avais pas des notes assez fortes. Je me suis donc recyclée en toxicomanie, mais je n’ai pas dit mon dernier mot! En ce moment, ma maîtrise se passe très bien et j’aspire à faire mon doctorat en psychologie ou en recherche en sciences de la santé. Aujourd’hui, je suis fière d’où je suis rendue même si mon parcours a été atypique.

10. Quels sont tes objectifs sportifs pour l’année 2017-2018?

Je vais continuer mon entrainement parce qu’il me convient bien. L’été prochain, j’aimerais essayer de faire une distance olympique. Je vais aussi m’inscrire au triathlon sprint de Tremblant en 2018. Il s’agit d’un beau défi, car le parcours n’est pas évident. Il y a beaucoup de dénivelés autant pour la course que pour le vélo. En plus, ça va être mon premier triathlon incluant la nage. Je vais donc devoir commencer à m’entrainer pour cette discipline. Par ailleurs, mon père est inscrit au Ironman 70.3 et moi je vais faire le sprint. Une vraie affaire de famille! Sinon, j’ai quelques courses de prévues durant la saison estivale (Verdun, triathlon de Montréal, Valleyfield, etc.).

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11. Quels conseils pourraient tu donner aux lectrices qui ont de la difficulté à trouver le temps pour faire du sport?

C’est ambigu le fameux «je n’ai pas le temps» . Je ne suis pas la seule à avoir un horaire chargé et on trouve le temps. Je pense que 20 minutes sur 24 heures c’est possible. Je crois que c’est plutôt une question de motivation.

Je n’ai pas tellement de conseil à donner. Je pense qu’il faut se poser les bonnes questions. Il faut se demander pourquoi on veut faire du sport?

Je pense qu’on a le temps pour ce que l’on veut vraiment faire. Oui, il y a des moments plus difficiles. Dans ce cas, il faut penser à ce qu’on veut à court et à long terme. On se sent tellement bien après avoir bougé un peu. Plus tu le fais, plus ça va devenir un besoin et plus ça va s’insérer dans ta routine. Il faut prendre le temps et il n’y a pas d’autre secret.

Question pour mieux te connaître:

Quelle est ta citation préférée?

Dont ask me why I run, ask yourself why you don’t

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Photos de couverture et de l’article : Sophie Vallée

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